samedi 7 juillet 2018

Nouvel album de Watoo Watoo



Qui es-tu Watoo Watoo ?
Un objet pop non identifié, destiné aux ufologues et esthètes de tout poil. La modernité est tout ce qui nous reste. Nous sommes nus face au désastre. «Like» will tear us apart. Ou alors ce sera une rafale de kalach’. On n’a plus le choix de rien.
Alors on fait de la pop « Au fond des allées », pour éviter l’impasse. Millésimée (mieux que « vintage ») cette chanson pop hors d’âge et surtout hors d’atteinte rappelle les belles heures de l’indiepop de Sarah Records, du Tricatel de Burgalat ou encore de Stereolab. Emmenée par la voix de Pascale (fait-on prénom plus porno seventies ?) et les claviers de Michaël, la chevauchée duo bordelais se veut un précis de modernisme avec ses basses au médiator et son Farfisa déluré, mais finit par ressembler à une orgie rétrofuturiste plus sombre qu’il n’y paraît. Couple séparé à la ville mais réuni dans la pop, il semble vouloir y croire « Une dernière fois » et éviter « Les regards hostiles » du quotidien et vous refile un de ces spleens crypto-baudelairiens dont seule la France des années 80 a encore le secret.

Ce cinquième et dernier album de Watoo Watoo sort sur le label Jigsaw Records, basé à Seattle. Premiers clips (d’autres suivront) :


 
Accompagné d’un ami normand, le groupe a sorti fin 2016 un album post-punk sous le nom de Photon.


Watoo Watoo aime et peut s’inspirer de : Astrud Gilberto, les Beatles, Belle & Sebastian, Bertrand Burgalat, les Buzzcocks, the Cure, David Bowie, Felt, Tom Jobim, Julien Baer, les Kinks, les musiques de films des années 70, Luna, New Order, les Pale Saints, Serge Gainsbourg, les Smiths, St Etienne, Stereolab, de la synth-pop & de la minimal wave, ce qu’il faut de jazz (Getz, Jarrett…), le Velvet Underground et la pop psychédélique de la fin des années 60…
 





(texte écrit avec l'aide de Guillaume Fédou)

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